Au milieu de ruelles

 

L’Hôtel Madinat se trouve au cœur de l’ancienne médina de Cordoue, à quelques mètres de la grande Mosquée Aljama ; au milieu de ruelles blanches et pavées et au cœur de la zone de plus grande importance patrimonial du centre historique, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. C’est ici, jouxtant l’Environnement de protection de la tour de la Maison des Marquis del Carpio du XVe siècle, que s’érige l’Hôtel Madinat, un bâtiment protégé abritant un hôtel quatre étoiles où jaillit l’essence de la ville millénaire et dont le nom rend hommage aux trois médinas qui ont fleuri sous la Cordoue califale : Madinat al-Zahara, Madinat Al-Zahira et Madinat Qurtuba.
Ses fondations nous parlent d’un passé romain, près du plus grand théâtre de l’Hispanie dont les ruinent peuvent être admirées au sous-sol de Musée Archéologique. Son passé arabe est perceptible à chaque coin de rue puisque nous nous trouvons dans la partie sud-est de l’ancienne médina. Un puits arabo-andalous de forme elliptique placé à l’extrémité du patio nous laisse imaginer la noria qui fournissait ces lieux en eau dans son parcours vers le grand fleuve Al-wadi al-Kabir. Dans cette même rue on respire l’ambiance castillane, en garde, sous la forme d’une tour de défense médiévale de style gothique qui faisait partie de la maison forteresse des Marquis del Carpio et dont les origines remontent jusqu’à l’époque du roi Fernando III, qui offrit le bâtiment à la famille Méndez de Sotomayor pour qu’ils défendent la muraille oriental de la ville après sa conquête en 1236. Un Cantar de Gesta, celui des Siete Infantes de Lara, se déroula juste en face de l’hôtel, au sein de la maison-musée Casa de las Cabezas, ancien alcazar d’Almanzor. D’après la légende ce fut dans ce dernier où Gonzalo Gustioz fut emprisonné et dans sa ruelle voisine des sept arcs où furent pendues les têtes de ses malheureux infants ; d’où le nom de la rue.
Aujourd’hui l’Hôtel Madinat conserve la physionomie d’une ancienne maison-patio de style noble dont la structure et les murs puisent leurs racines dans le XVIIIe siècle. Sa beauté actuelle remonte au dernier tiers du XIXe siècle et aux débuts du XXe siècle. Pendant cette période elle fut occupée par la bourgeoisie de l’époque qui adopta un style moderniste et éclectique visible dans de nombreux éléments de la maison : le vestibule avec son sol tapissé de tesselles formant des jeux géométriques colorés et dont la façade évoque l’orientalisme dans une tentative d’imiter la filigrane califale et dont la grille laisse place aux regards des curieux et aux courants d’air qui nettoient et rafraîchissement la maison ; l’escalier et sa main courante flanquée par deux effigies jumelles dont la rampe en bois noble se tortille pour nous signaler que quatre caryatides nous surveillent depuis le plafond, elles représentent la riche plâtrerie décorative. Les carreaux en ciment ressemblent à une exposition de tapis destinés à habiller les sols tandis que les verres et les fenêtres s’étalent désireuses d’une mer proche.
Au fur et à mesure que le XX siècle avançait la maison plongeait dans l’obscurité, nous laissant seulement des ombres de son passé enterrées dans la poussière et des souvenir, presque résignée à subir la même destinée de son âme sœur. Dans sa tentative pour ne pas succomber elle a su puiser des forces comme celui qui se voit menacé est capable de résister. Dans les années 80 elle montra son visage le plus vil, cacha son passé opulent et se servit de son apparent abandon pour se déguiser en bistrot, lieu de référence des universitaires et autres villageois avides de rupture avec l’ordre établi.
Aujourd’hui, cette maison s’habille d’un nouveau costume, en récupérant le meilleur de chaque époque et en montrant la splendeur de son passé tout en offrant le confort, la technologie et l’innovation du présent. Le nouveau et l’ancien se confondent ; rien n’est standardisé. Ici, chaque espace et chaque moment sont uniques ; tout est mis à jour par les personnes désireuses de découvrir et de fêter la diversité historique et culturel d’une ville comme Cordoue.

 

Calle Cabezas, 17.  14003 Córdoba
Tlf.: 957 395 000 - 675 647 769

info@hotelmadinat.com

Numéro d'enregistrement du tourisme: H/CO/00800

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